J’adore faire du vélo

Retrouvons le collectif #EnFranceAussi avec pour ce dernier thème avant les vacances le cyclotourisme. Thème choisi par Mathilde du blog Voyager en photos.

J’adore faire du vélo

J’adore faire du vélo, j’ai toujours aimé et pourtant  je n’en fais quasiment jamais et encore moins de cyclotourisme. D’ailleurs j’ai pas de vélo. J’ai bien failli déclarer forfait pour ce thème mais, je n’aime pas louper un rendez-vous #EnFranceAussi. C’est alors qu’une idée de Jean-Marc m’a fait réfléchir. Et si je parlais de mon rapport au vélo. Il y en a bien qui évoquent leur rapport à l’alcool, à la drogue au sexe, à dieu.

Apprentissage à Lille

Petite je vivais dans une cité HLM de Lille Sud, les Biscottes. Maudite pour les uns, un paradis pour nous. J’y ai grandi et appris a faire du vélo avec mes oncles et leurs copains qui étaient des jeunes ados pour la plus part. Qui dit ado, dit crétins pas très réfléchi Mmvoyez? Mes leçons de vélo consistaient après avoir passé l’âge des petites roues à ce qu’un grand con me pose sur la selle, alors que deux autres tenaient le vélo et me lancaient droit devant. Conseils judicieux compris dans le prix, « surtout tu ne regarde pas les pédales, tu regardes loin devant… »
C’est en respectant ces consignes à la lettre que j’ai littéralement mangé un arbre. Guidon défoncé, bosse au front, trous dans les genoux avec cailloux incrustés dans la chair. Cailloux qu’ils m’ont enlevés avec leurs doigts crades. .On ne m’avait pas dit de tourner. Pour vous imaginer la scène, pensez à Ron et Harry lorsqu’ils foncent sur la passerelle 9.3/4 et que le passage ne s’ouvre pas. J’ai appris à nager dans des conditions similaires.
Sinon, j’adore faire du vélo.

Apprentissage à Paris

Mes enfants ont eu droit à un plus de raffinement pour leur apprentissage mais toujours en ville. C’est dans la rue piétonne Sainte-Cécile et place de la Bourse qu’ils ont pédalé pour la première fois. Pas toujours évident pour des p’tits Parigots de faire ou d’apprendre à faire du vélo. C’est une corvée avant même de monter en selle. Il faut aller chercher son vélo à la cave et le dépoussiérer..c’est décourageant tout ça. Ce qui explique que l’on soit plus trottinette que vélo. Heureusement que Jean-Marc est plus patient et plus sympa que moi, parce que c’est lui qui s’y collait systématiquement. Corvée de cave, de dépoussiérage, puis emmener les mômes parfois avec des copains place de la Bourse. Avec moi, ils en seraient encore à la trottinette.
Sinon j’adore le vélo.

Mes vacances à vélo en Loire Atlantique

Lorsque j’étais ado, il m’arrivait de partir en vacances chez ma mère où je me faisais royalement chier. #EnfanceCompliquée #MèreIndigne et #VacancesDeMerde, mais chez elle j’avais un vélo. Je partais donc des heures (ça m’évitait de voir la gueule de con de mon beau-père) parfois la journée entière en vélo. Souvent seule, parfois avec une copine du village. C’était mon moment à moi, j’avais la paix, je mangeais des noisettes et des fruits rouges que je trouvais en chemin et je pédalais jusqu’au lac pour là encore avoir la paix. Je suis partie un matin après une dispute avec mon beau père, j’ai enfourché un vélo et… me suis réveillé une journée plus tard à l’hôpital avec un traumatisme crânien et une grosse bosse. Après la dispute, je suis donc partie en prenant le premier vélo que j’ai trouvé. Un vélo de course, à la Jacques Anquetil mais sans freins. J’ai retrouvé une camarade de vacances qui pédalait à mes cotés. Nous étions sur un chemin en pente, au bout de ce chemin, les vaches, mais avant les vaches la clôture électrique. Si vous ne lisez pas en diagonale vous vous souvenez que mon vélo n’avait pas de frein et lors de mon apprentissage, apprendre à tourner était en option.

Je hurle parce que je ne peux pas m’arrêter, ma copine panique, pousse mon vélo d’un coup de pied pour me faire basculer sur le coté et m’éviter ainsi d’atterrir dans la clôture ou sur les vaches. Ma tête a tapé le sol très fort, ah oui ma demi-sœur qui était installée à l’arrière sur le porte bagage est quant à elle tombée le cul dans la rivière (ça j’adore). J’ai perdu connaissance et n’ai aucun souvenir de cette journée. C’est un gentil agriculteur qui nous a  récupérées et emmenées sur son tracteur. Mais comme je n’ai aucun souvenir de cet accident, ni même de la journée c’est très bien, j’ai moins la honte.
Sinon j’adore faire du vélo.

A l’ile de Ré, jamais sans ton vélo

Avec ses 110 km de pistes cyclables l’ile de ré est un petit paradis pour des vacances à la cool. Circuler à vélo sur l’ile nous permet une immersion totale. Longer les marais salants, traverser ses villages, se perdre à travers ses petits chemins, s’engouffrer dans ses venelles. L’ile de Ré à vélo  avec l’océan qui n’est jamais loin, c’est vrai bonheur .

Une année nous étions avec une bande de copains et mes cousins en vacances sur cette ile. J’en garde un très bon souvenir, surtout sur les pistes. Jean-Marc et moi en tandem (en tandem avec mon mari, plus jamais!).  Nous partions à la plage en vélo, en longue file indienne, même que l’on chantait à tue tête. Je ne suis pas la seule à me vautrer en vélo, qu’on se le dise. Devant moi ma cousine a percuté de bon cœur un autre cycliste dans un virage. Carambolage sur la piste cyclable du bois plage. Une frayeur et quelques bobos plus tard, nous sommes remontés en selle direction la plage. Nous avons par la suite partagé notre amour pour cette ile à vélo avec nos enfants et bien sur joué les écolo en partant en train, puis en car pour franchir le pont et enfin en vélo durant le séjour. On a jamais autant galéré, cars systématiquement bondés, correspondances avec le train pas assurée. J’en ai regretté la voiture.
Sinon j’adore faire du vélo.

Saint Martin de Ré
Au loin, l’océan.

Louer un vélo à Vincennes

Ce qui est sympa à Vincennes est que tout y est prévu pour passer une belle journée, farniente devant le lac, poney pour les petits, barque en famille et location de vélo sur place (au moins pas besoin de se payer la corvée de la cave). J’ai beaucoup aimé y emmener mes ados et leurs copains. Je me souviens de ce jour où nous avions vraiment profité de notre journée. Ugo et Jules étaient accompagnés de leur copain Mehdi. Chacun son vélo, nous voilà partis contourner le lac Daumesnil. En chemin on croise cette faune typique du coin, cygnes et canards, on prend notre temps, il fait beau, je laisse les garçons libres de s’éloigner ou s’arrêter à leur guise pour partager leur gouter avec ces petites bêtes à plumes. Bref on est bien. C’est au moment de rentrer que tout à basculé. Trois minutes avant de rendre nos vélos Mehdi et Ugo se sont percutés. Mehdi à pris cher, les genoux aussi écorchés que les miens lors de mon apprentissage aux Biscottes. On pouvait y voir les mêmes petits cailloux incrustés dans la chair que j’ai enlevés avec les mains propres.
Sinon j’adore faire du vélo.

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Satané Vélib’

J’ai juré de ne plus jamais faire de tandem avec Jean-Marc et bien je jure aussi solennellement de ne plus l’accompagner en vélib C’est un taré, il fonce comme avec son tandem à l’ile de Ré. Il très très personnel, pas une seule fois il ne s’est retourné pour s’assurer que je n’étais pas étalée dans le caniveau. En plus il fait tomber les vélos. Il faut avouer que lors de cette première et unique expérience en Vélib on s’est bien marré. Sauf lorsque l’on s’est aperçu avoir mal raccroché l’un des vélos, ce qui a eu pour effet de laisser tourner compteur toute la journée.
Sinon j’adore faire du vélo.

Attention, mon mari va tourner.
Tu fais moins l’malin.

Camargue,Flamants roses et mures

Une promesse faites à Jules: Voire les flamants roses dans leur milieu naturel, et tant qu’à faire jouer ENCORE les écolos en allant à leur rencontre à vélo. Huit heures de vélo plus tard nous n’avions pas vu de flamants roses à parts deux ou trois spécimens de loin, de très loin. Tellement loin que j’ai eu un doute. Je ne sais même pas ce que nous voyons était vraiment un flamant rose. Passer presque la journée sur une selle inconfortable laisse des séquelles. Le lendemain personne n’arrivait à s’assoir. Le monsieur chez qui  avions loué les vélos nous avait pourtant bien indiqué le chemin.

Prenez tout de suite à droite, vous verrez un garage abandonné et une barrière dotée d’un panneau « interdiction de passer ». Ne vous occupez pas du panneau et passez la barrière, vous allez emprunter un petit chemin bien sympa sans voiture et arriverez peu de temps après à proximité des flamants roses. Bonne balade.

Une fois devant le pseudo garage nous repérons la barrière avec son panneau, et je ne sais pas ce qu’il s’est passé, un délire collectif, une hallucination, un truc que l’on a bouffé et qui nous a rendu très cons. Toujours est il, on s’est trouvé très bête devant ce panneau et avons décidé de ne pas passer la barrière pour tourner vers un autre chemin. La route était interminable, pas de flamants rose, rien que la chaleur écrasante et une selle de plus en plus inconfortable. Nous avons longé des champs, traversé des terrains qui semblaient abandonnés, croisé des voitures à la pelle, des camion qui soulevaient des tonnes de poussière en nous dépassant, vu une autre maison en ruine, traversé un petit village, mangé des mures…et toujours pas de flamants roses. Plus tard c’est en voiture que nous y sommes retournés. Cette fois, nous les avons vu les flamants roses.
Sinon j’adore faire du vélo.

Quand l’expression « soleil de plomb » prend tout son sens.
Trop mal au fesses.
Trop mal aux fesses bis.
Trop mal aux fesses ter.
Quand je nous ai déclarés définitivement perdus. Moment précis ou le désespoir se mêle à la douleur.

Vélocypède

S’il y a un vélo que l’on adore c’est le Vélocypède, un carrousel d’époque resté dans son jus et en état de marche. Après l’avoir restauré comme le reste de toutes ses trouvailles, Jean-Paul Favand un collectionneur passionné de fête foraine l’a exposé et mis en route. Pour le voir et surtout en faire c’est au musée que ça se passe. Le musée des Arts forains.

Ce manège est un véritable bijou.
Il suffit de pédaler pour le faire tourner.
Et ça tourne, tourne, tourne..
..ça va trop vite.

Sinon sur les Champs lorsqu’ils sont fermés à la circulation c’est pas mal non plus. Bien plat, pas de camion, pas de vaches, pas de clôture électrique.

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Pédaler pour recharger mon portable, ça je sais faire sans m’étaler comme une merde.

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J’aimerais vraiment pratiquer le cyclotourisme, le vrai, pas louer une vélo pendant quelques heures pour se vautrer et finir sur un lit d’hôpital ou se perdre dans un bled isolé. Non faire une vraie balade, partir en aventure, tailler la route à vélo. Parmi les routes qui me font pas mal rêver il y a:

L’avenue verte un itinéraire aménagé et balisé de 470 km qui relie Paris à Londres en nous faisant traverser les belles campagnes française et anglaises. De Paris il est aussi possible de rejoindre le Mont Saint-Michel à vélo, avec la Véloscénie. Traverser la vallée de Chevreuse, du Perche et du bocage Normand doit être un grand moment. Pédaler de la Normandie à l’Atlantique c’est possible avec la Vélo Francette un itinéraire de 600km qui relie Caen à la Rochelle et qui me fait de l’œil. En attendant si je ne suis pas rentrée à Paris pour reprendre mon Vélib’ j’irais bien assister au départ des 24h du Mans vélo. La course aura lieu les 22 et 23 aout.
En attendant je vous propose la jolie carte de France de Pauline qui répertorie les articles des copains.

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi, instauré par Sylvie du blog Le coin des voyageurs. Le collectif #EnFranceAussi s’est donné pour une mission de parler de ce beau pays qu’est la France, son patrimoine, ses paysages, ses coutumes, sa gastronomie, son bon vin, ses belles régions, tout ce qui contribue à faire de ce pays qui nous est cher ce qu’il est.

On se retrouve après des vacances bien méritées à la rentrée avec le thème « Ville mal-aimée » proposé par Alexis du blog Le petit explorateur

Bonnes vacances à tous!

 

7 réflexions sur “J’adore faire du vélo

  1. Haha c’est toujours un plaisir de lire tes aventures !! Dans les histoires de gadin à vélo, je me souviens de mon frère, 12-13 ans, on était en vacances dans le Lot. Il part en balade avec un copain… quelques heures plus tard, le copain revient avec un agriculteur en tracteur, mon frère s’est vautré et a perdu connaissance (comme toi !). Il s’en est tiré avec de belles cicatrices et quelques jours à l’hôpital de Brive la Gaillarde… Ça forge la jeunesse, qu’on dit !

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  2. hé bah dis donc que de galère dans cet apprentissage! C’est vrai qu’à l’époque, on était moins douillet! Ce sera avec plaisir que je t’accompagnerai sur la Vélofrancette que je n’ai encore jamais testée ou sur la véloscénie; j’ai un bout jusqu’à rambouillet puis de Rambouillet à …. qui me fait de l’oeil!

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